Ligne du Temps
Création du GROUPOV | La recherche se poursuit... | Travaux d'écritures... | Francine LANDRAIN publie COMMENT CA SE PASSE | Le GROUPOV individualise ses projets | The SHOW adapté pour la télévision | Création de KONIEC (genre-théâtre) | Le GROUPOV participe à la quinzaine Waarde Landgenoten au Singel à Anvers | Francine LANDRAIN est invitée en résidence d'écriture | Mise sur pied d'une structure permanente | Première publication de la lettre de Jacques Delcuvellerie à Francine Landrain | Jacques DELCUVELLERIE est invité par le Théâtre Royal de La Monnaie | De nouveaux membres sont invités | Création de PENTHY 2 | Création de LA MERE | Le projet RWANDA 94 entre en chantier | Travail sur le synopsis de RWANDA 94 | Réalisation de trois types de CLAIRIERES | Représentations publiques d'un work in progress de RWANDA 94 | Création de RWANDA 94 à Liège | Poursuite de la tournée de RWANDA 94 | DISCOURS SUR LE COLONIALISME poursuit une large tournée | ANATHEME est présenté sous la forme d'une première étape de travail | RWANDA 94 est présenté au Rwanda | Réalisation du film RWANDA 94 | LA MOUETTE meilleur spectacle aux Prix du Théâtre | FARE THEE WELL TOVARITCH HOMO SAPIENS entre en chantier | Création de GAME OVER au Théâtre National | Création d'IN PRAISE OF ARLETTE DUPONT, prologue à FARE THEE WELL TOVARITCH HOMO SAPIENS | Création d'UN UOMO DI MENO et MARY MOTHER OF FRANKENSTEIN | Création de DIRTY WEEK-END | Reprise d'UN UOMO DI MENO |
Création du GROUPOV
A l’initiative de Jacques DELCUVELLERIE, Michel DELAMARE, Monique GHYSENS, Eric DUYCAERTS, Francine LANDRAIN, Jany PIMPAUD et François SIKIVIE créent le GROUPOV.
Ils décident de tenter l’aventure d’un travail purement expérimental aux limites du théâtre. Ils partent du sentiment que le théâtre est désormais un art minoritaire et/ou en mutation.
Ils décident de tenter l'aventure d'un travail purement expérimental aux limites du théâtre. "Atelier de recherche permanent sur les restes", il développe une première technique brute qui s’affinera : l’Ecriture Automatique d’Acteur : c’est de lui, l’acteur, de son individualité créatrice singulière, que tout le travail procèdera… Il emprunte également à différentes formes d’expression théâtrales, sonores, vidéographiques...
Les premières confrontations publiques ont lieu au Ans-Palace (Liège) et au Plan K (Bruxelles) :
FAITES CE QU’ON VOUS DIT ET IL VOUS ARRIVERA UNE SURPRISE QUE PERSONNE NE PEUT IMAGINER, IL Y A DES EVENEMENTS TELLEMENT BIEN PROGRAMMES QU’ILS SONT INOUBLIABLES AVANT MEME D’AVOIR EU LIEU, et TOUT CECI N’EST QU’UNE GLISSADE SUR UN BRUIT MAL FONDE, selon une même structure (environ six heures de spectacle).
La recherche se poursuit...
La recherche permanente se poursuit.
Série d'événements brefs, hétérogènes, souvent drôles.
Ateliers d’acteurs Hic et Nunc dirigés par Jacques DELCUVELLERIE, assisté de Michel DELAMARRE et Francine LANDRAIN.
Benoit VREUX rejoint le GROUPOV.
Travaux d'écritures...
Travaux d’écriture(s) et travaux sur la question du texte au GROUPOV.
Travaux et séminaires d’acteurs sur les rapports théâtre/corps/histoire, dirigés par Jacques DELCUVELLERIE au Conservatoire de Liège.
Délia PAGLIARELLO, actrice, s’associe au groupe.
Réflexions d’Eric DUYCKAERTS sur la transcontextualité (Bateson) et le théâtre.
Deuxième spectacle, durée : cinquante-huit minutes, IL NE VOULAIT PAS DIRE QU’IL VOULAIT LE SAVOIR MALGRE TOUT est présenté à l’Ensemble Théâtral Mobile (Bruxelles), où Eric DUYCKAERTS joue et réalise en direct des peintures. Désormais son oeuvre traversera peinture, vidéo, écriture.
Une vidéo du spectacle est réalisée par Lou HERION (photographe au Groupov).
Benoit VREUX réalise son mémoire de fin d'étude pour l'INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle, Bruxelles) sur ce spectacle : Entre vertige et vestiges.
Francine LANDRAIN publie COMMENT CA SE PASSE
De nouveaux ateliers d’acteurs HIC ET NUNC sont dirigés par Jacques DELCUVELLERIE et Benoît VREUX.
Une partie des intérêts et des travaux se situe « à côté » ou « en dehors » du théâtre ; de nouvelles techniques sont utilisées : expériences dans la nature, travail sur les comportements et les rapports humains, nouvelles techniques du jeu… par exemple, OPERATION DECALAGE ou 15 jours de perturbations organisées de la perception et du comportement social, ou encore rencontre performance de 24 heures entre le GROUPOV et des invités étrangers.
Francine LANDRAIN publie COMMENT CA SE PASSE et en donne des lectures publiques à Liège et Bruxelles.
Le GROUPOV élabore un événement de six heures portant le même titre, une traversée entre différents modes d’être et de représentation dans un environnement changeant (entrepôt, autobus, nature, repas, etc.), aboutissement d’un long travail sur la relation au public transformé en « invités ». Francine LANDRAIN en assure la direction artistique, avec Benoît VREUX et Jacques DELCUVELLERIE.
La musique tient une place importante au GROUPOV depuis l’origine (songs, rock, musique contemporaine). Garrett LIST (tromboniste et compositeur) et Thierry DEVILLERS s’associent au projet.
Hiver 1984-85
Crise : Réunion à Belvaux (Ardennes), le Groupov vit une crise importante d'orientation. Jacques DELCUVELLERIE désire quitter complètement le champ de la représentation et engager le collectif dans un travail expérimental permanent. Francine LANDRAIN ESTIME finies "les années de déconstruction à la limite de la santé mentale" et veut renouer avec la fable, la scène, le spectacle. Titre du projet : THE SHOW MUST GO ON... Elle rallie l'ensemble du groupe à cette orientation. Les trajectoires se séparent, mais sans divorce. Jacques DELCUVELLERIE aide à la mise en scène du SHOW, les autres viennent assister aux ateliers qu'il conduit.
Le GROUPOV individualise ses projets
Le GROUPOV individualise ses projets. Chacun affine sa démarche propre dans le cadre d’une recherche intitulée "Les nouveaux Indiens".
Francine LANDRAIN écrit, avec l’aide de Paul PAQUAY, le scénario du film LES GRANDES MIGRATIONS.
Jacques DELCUVELLERIE et Eric DUYCKAERTS sont invités au Congrès International de Théâtre de Barcelone pour deux communications sur les travaux du GROUPOV, rencontre avec Eugenio Barba.
François SIKIVIE crée la CITE RADIEUSE, cabaret populaire, où il explore les premières pistes d’un travail sur le comique. Cent représentations à Liège, Bruxelles, Paris, Avignon, …
Création du projet THE SHOW MUST GO ON ; la rencontre d’une actrice/metteur en scène, Francine LANDRAIN, d’un écrivain, Thierry DEVILLERS, et d’un musicien, Denis POUSSEUR, présenté à Liège, Bruxelles, Namur, Anvers, Hanovre et Paris. Ce travail synthétise les premières approches de Francine LANDRAIN sur "Les nouveaux Indiens" dans un retour « naïf » délibéré au théâtre, à la comédie (comme on dit que Tchekhov a écrit des comédies).
[…] Puis vint le spectacle écrit et réalisé par Francine Landrain « The Show must go on » où les acteurs se construisaient après la table rase, une nouvelle naïveté pour « ne pas mourir dans les cendres » : un spectacle épuré, lumineux, une remontée vitale à la surface du monde pour s’inonder de soleil et de rêve.
In La Libre Belgique, semaine du 28 décembre 1988 au 3 janvier 1989
The show must go on. Le Groupov nouveau est arrivé
The show must go on est le spectacle “grand public” qui clôt une longue démarche d’exploration de l’acte théâtral en tant que miroir magique de nos quotidiens. La magie est toujours envoûtante et belle, même si elle reflète nos démons. Un travail d’acteur-créateur sous la conduite de Francine Landrain, dans l’ambiance musicale sublime de Denis Pousseur…
L. de Maesshalck In Kiosque
Au Botanique The show must go on. Le Groupov parle d’aujourd'hui : ses enfants des Eighties compose un superbe clip théâtral
Les acteurs […] se racontent merveilleusement, fragmentés et cohérents. […] Le spectacle s’assimile comme une profonde inspiration fraîche et essentielle. Difficile de décrire cette parole d’acteur, tellement juste, tellement belle. Grave et drôle, tendre et ironique, instinctive et dérisoire, elle se construit comme un clip dépouillé de trucages éblouissants. Classiquement moderne, sobrement intense, l’univers scénique s’ombre et s’illumine. Feu d’artifice des pulsions fondamentales de l’homme, des désirs velléitaires de l’humain. Et dans cette urgence de l’instant, l’homogénéité est grande. Le découpage de l’espace par les acteurs et les éclairages se cisaillent avec une précision qui tient de la pureté formelle. Les musiques de Denis Pousseur suscitent le jeu, le gonflent de poésie, d’humour, d’infini. L’écriture coule en flots de mots, jets de sang rouge et sain, propulsés dans les artères par un cœur serein qui réapprend à vivre, se ménage, puis bat la chamade. C’est le travail de Francine Landrain contredit et enrichi par Thierry Devillers. Il s’agit d’un théâtre résolument contemporain, élagué de tous les superflus où la langue théâtrale dépouillée se teinte d’universel. Le travail d’acteur est remarquable. Sorcier de notre temps, il officie ici avec une infinie pertinence. A ne pas manquer.
Claire Diez In La Libre Belgique, 11-12 janvier 1986
The show must go on… La vie continue
Décidément, le Groupov ne sera jamais un groupe théâtral comme les autres. Il irrite, surprend, dérange… Personnellement, j’ai été séduit par The show must go on, sur une « écriture » de Francine Landrain, qui signe aussi une mise en scène d’une extrême rigueur […] Un propos assez pessimiste, pour un spectacle souvent drôle […] Ils sont cinq en scène. […] Ils sont là, avec leur difficulté à communiquer vraiment. Avec des rêves standards, un peu à l’image d’un monde fondé sur la compétition de cette société néolibérale dans laquelle les rapports humains s’enlisent. Et s’il n’est question ici que de notre impuissance à enrayer ce processus, pas de discours moralisateur, mais bien cet humour qui permet en fin de compte de survivre. Et puis ce rythme, très actuel, le recours au chant, à la danse, les clins d’œil et le formidable travail de Marie-Paule Brauers, Joëlle Ledent, Philippe Müller, Mathias Simons et François Sikivie dont la performance d’ensemble est époustouflante. Comme quoi, il est possible de dire des choses graves tout en paraissant s’amuser et en faisant partager ce sentiment au spectateur qui, une fois sorti, pourra difficilement échapper au questionnement sous-jacent de The show must go on.
Francis Chenot In Drapeau Rouge, 26/11/1985
Colloque International sur la pédagogie du mouvement scénique. Exposition des photos de Lou Hérion sur les travaux du GROUPOV. Intervention de Jacques DELCUVELLERIE sur les ateliers HIC ET NUNC. En "off" du colloque le GROUPOV et le CIRQUE DIVERS invitent Jerzy GROTOWSKI à prononcer une conférence, introduite par Jacques DELCUVELLERIE et traduite (live) en anglais par Eugenio BARBA. Ce sera "Le corps carnavalesque". Eugenio BARBA et Jerzy GROTOWSKI assistent avec le public du colloque à la reprise de IL NE VOULAIT PAS DIRE QU'IL VOULAIT LE SAVOIR MALGRE TOUT (Ans-Palace, Liège).
The SHOW adapté pour la télévision
LES GRANDES MIGRATIONS, scénario de télévision de Francine LANDRAIN, obtient le prix de la Communauté française de Belgique.
THE SHOW MUST GO ON est adapté et réalisé pour la télévision par son auteure et Paul PAQUAY (RTBF).
Création de KONIEC (genre-théâtre)
Jacques DELCUVELLERIE organise la confrontation de plusieurs créateurs : écrivain, metteur en scène, vidéastes, acteurs, musicien, autour de sa propre confrontation avec la tradition théâtrale européenne (avec au centre, LA MOUETTE de Tchekhov) ; ce sera KONIEC (genre théâtre), en coproduction avec le Théâtre de la Place. Johan DAENEN réalise l'affiche, dont le graphisme devient le sigle du GROUPOV.
Puis est venu Koniec, qui est le mot fin des films polonais. Qui est peut-être la fin, effectivement, d’une longue période de travail du Groupov. Qui est, aussi, la plus belle justification de son existence et de ses travaux. Le public bruxellois, ignorant généralement tout de la Wallonie, va découvrir, enfin, avec cette cérémonie des adieux, l'un des plus émouvants, ironiques, vibrants, désenchantés, intelligents, hommages que l'on ait jamais rendus au théâtre.
Jean Collette in Spectacles
Francine LANDRAIN écrit et réalise un court métrage, alliant fiction et reportage BELGICA, BELGICA.
Le GROUPOV participe à la quinzaine Waarde Landgenoten au Singel à Anvers
Le GROUPOV participe à la quinzaine Waarde Landgenoten (Mes chers compatriotes) organisée par De Singel (Anvers) autour de la jeune création francophone en Belgique. Il y présente deux spectacles : THE SHOW MUST GO ON et KONIEC (genre théâtre), ainsi que deux expositions : l’une photographique retraçant l’itinéraire du GROUPOV depuis sa création, l’autre picturale avec une peinture de 360m² sur la forêt et les nombres transfinis par Victor BARTSCH, alias Eric DUYCKAERTS, et un concert de GLASSNOTES (Thierry DEVILLERS).
Délia PAGLIARELLO et Monique GHYSENS présentent RIVAGES A L’ABANDON – MATERIAU MEDEE – PAYASAGES AVEC ARGONAUTES de Heiner Müller, mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE, A Ans-Palace (Liège) et aux Halles de Schaerbeek (Bruxelles).
Le GROUPOV prépare en parallèle deux projets LULU/LOVE/LIFE de Francine LANDRAIN et TRASH (a lonely prayer) de Marie-France COLLARD et Jacques DELCUVELLERIE.
Francine LANDRAIN est invitée en résidence d'écriture
Reprise de KONIEC (genre théâtre), au Varia (Bruxelles) et à De Singel (Anvers). Réalisation d'un film du spectacle par Michel JAKAR, pour la RTBF (film trente-cinq mm, deux heures).
Francine LANDRAIN est invitée en résidence d’écriture à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Elle y achève son texte LULU/LOVE/LIFE, texte à mi-chemin entre tragédie revisitée et science-fiction, autour d’une figure mythique qui, de « Pandora » à Louise Brooks, ne cessera de la hanter.
Jacques DELCUVELLERIE entame la Lettre à celle qui écrit Lulu/Love/Life... – Cinq conditions pour travailler dans la vérité, qui servira de base à l’élaboration du PROJET VERITE.
KONIEC (genre théâtre) est nominé aux Eves du Théâtre à trois reprises : meilleure mise en scène (Jacques DELCUVELLERIE), meilleure actrice (Francine LANDRAIN) et meilleur acteur (François SIKIVIE). Ce dernier obtient le prix.
Mise sur pied d'une structure permanente
Mise sur pied d’une structure permanente grâce à l’appui de la Communauté française de Belgique et de la Loterie Nationale.
Francine LANDRAIN dirige la lecture de son texte LULU/LOVE/LIFE au Festival d’Avignon.
KONIEC (genre théâtre) de Michel JAKAR est diffusé à la RTBF et projeté dans divers festivals..
Création de BROLL, seul en scène écrit et interprété par François SIKIVIE dans une mise en scène d’Isabelle GYSELINX.
Le projet dit VERITE commence à se formuler, le GROUPOV va se confronter à des auteurs dont l'oeuvre procède d'une vision du monde explicite (Claudel/Brecht). Il renoue donc en partie avec le répertoire et le grand plateau.
Première publication de la lettre de Jacques Delcuvellerie à Francine Landrain
Première publication de la lettre de Jacques DELCUVELLERIE à Francine LANDRAIN : Lettre à celle qui écrit Lulu-Love-Life (aux éditions Papier Journal du Cirque Divers, Liège).
Représentations du premier volet du Triptyque Vérité : L’ANNONCE FAITE A MARIE de Paul Claudel, mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE, au Théâtre de la Place (Liège). Mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE, musique originale de Jean-Louis LIBERT pour trio vocal et bandes magnétiques, réalisation sonore de Jean-Pierre URBANO, par la suite musicien-modulateur de presque toutes les productions du GROUPOV.
Jacques Delcuvellerie s’applique à donner à l’œuvre de Claudel, tout emprunte de mysticisme médiéval, une grandeur d’âme, une odeur de sainteté qui se heurte à un désir de bonheur très terre à terre. Pour mieux mettre en valeur le texte, il n’a pas hésité à innover en faisant appel à un trio de chanteurs. […] Par cet apport vocal, Jacques Delcuvellerie est parvenu à donner à l’Annonce une dimension supplémentaire, que Claudel avait déjà voulu lui conférer. […] ‘L’annonce faite à Marie’ sera certainement un des tout grands moments de la saison théâtrale liégeoise.
Y.B. In La Meuse, 28/02/1991
L’ANNONCE FAITE A MARIE est nominée deux fois aux Eves du Théâtre : meilleure actrice (Anne-Marie LOOP), meilleure mise en scène (Jacques DELCUVELLERIE). Cette année-là, les Eves ne seront pas décernées.
Représentations de LULU/LOVE/LIFE (Francine LANDRAIN) à l’Atelier Sainte-Anne (Bruxelles) et la pièce est publiée aux Editions Théâtrales.
Lulu au pays des images
Sous-titré Little sweet tragedy, Lulu/Love/Life campe le désarroi d’une époque où les sentiments sont devenus incongrus et où les humains, pas tellement différents des machines qu’ils contrôlent, poussent jusqu’à l’absurde le bouchon de leur existence dérisoire. Haché au rythme d’accents rock mâtinés de blues, le texte a le tranchant d’une lame de couteau. Un désir douloureux d’amour absolu y bat entre deux rafales de violence […]
Kitch et toc omniprésents, tant dans le jeu des personnages qui mêle parodie, emphase et distanciation, que dans les décors, les costumes et les couleurs.
[…] Francine Landrain a décidé de faire une mise en scène éclatée, frénétiquement éparpillée, menée au rythme rock de Denis Pousseur, un spectacle qui veut rendre compte de la désagrégation des rapports humains, de la perte du sens, de l’affolement général dans lequel nous vivons. […]
L’écriture proprement dite de Lulu/Love/Life est traversée par le morcellement, la rage et la violence mais aussi, au cœur de ces silences, par une émotion contenue d’une grande poésie.
Sabrina Weldman In La Cité, 14/03/1991
Une histoire humaine Francine Landrain crée son « Lulu/Love/Life ». Avec François Sikivie… et Claude Etienne
Manifestement, le laboratoire liégeois a donné naissance à une génération de comédiens et de metteurs en scène avec lesquels il va falloir compter en cette fin de siècle.
Jean-Marie Wynants In Le Soir, 27/02/1991
[…] Lulu/Love/Life, une plongée dans un monde où l’image règne tel un ogre sur l’ordre d’un monde où tout s’achète et se vend. Une invitation sans complaisance à rebrancher nos machines mentales et à écouter les solitudes parallèles d’une bande de personnages nés d’un accouplement monstrueux entre Hollywood, Big Brother et l’audimat. Un projet d’autant plus excitant qu’il mettra aux prises une brochette d’acteurs venus d’horizons divers […] Un choc des styles et des générations en prévision.
In L’Instant, 21 au 27 février 1991
Lulu lâchée dans le monde livide
Francine Landrain y parle de la perte de l’innocence, du struggle for life, du dégoût, de la révolte, de l’absolu, de la rédemption … dans un monde de production et d’argent, contrasté par un autre monde misérable. Il était une fois, dans des studios télés, d’où partent les mêmes images du monde qui inondent les maisons de tous les hommes … Il était une fois, une Lulu extralucide.
Claire Diez In La Libre Belgique, 13/02/1991
Jacques DELCUVELLERIE est invité par le Théâtre Royal de La Monnaie
Jacques DELCUVELLERIE est invité par le Théâtre Royal de La Monnaie (Opéra National de Belgique) à mettre en scène DIDO AND AENEAS d’Henry Purcell. Il propose d’y adjoindre une création mondiale : MEDEAMATERIAL d’Heiner Müller sur une musique de Pascal Dusapin.
Reprise de L'ANNONCE FAITE A MARIE de Paul Claudel au Théâtre Varia (Bruxelles).
Création de TRASH (a lonely prayer) de Marie-France COLLARD et Jacques DELCUVELLERIE, deuxième volet du Triptyque Vérité, à l’Atelier Sainte-Anne (Bruxelles).
Face à nous, Véronique Stas, Sofia Leboutte, Mireille Bailly, Anne-Marie Loop et Janine Godinas allaient gifler les inquiétudes qui sommeillaient paresseusement dans notre chair, pour laisser une brûlure telle qu’aujourd’hui encore le Trash de Jacques Delcuvellerie s’impose comme une douloureuse évidence. […] Parce qu’il est peut-être le seul spectacle à avoir osé bousculer depuis longtemps nos âmes. A avoir osé donner la parole, via François Sikivie, à l’ambiguïté du terrorisme, à l’intelligence vicieuse du gourou manipulant les esprits. A avoir assimilé l’un des rôles essentiels du théâtre aujourd’hui : provoquer en nous et entre nous de longs débats d’idées quotidiennement frelatés sur les écrans télé. […] Un projet Vérité où le Groupov transforme les cul-de-sac en quête d’absolu, les silences vicieux et malversations existentielles en cris d’amour cathartiques.
Christelle Prouvost In Le Soir, 30/12/1992
Jacques DELCUVELLERIE met en scène trois versions de LA DECISION de Brecht à l'INSAS (Bruxelles), travail d'approche du jeu et de la mise en scène épique, sur le chemin de LA MERE de Bertolt Brecht et Hans Eisler, dernier volet du triptyque VERITE.
Eric DUYCKAERTS publie son essai HEGEL OU LA VIE EN ROSE aux Editions Gallimard. Paul PACQUAY achève un premier montage de GRPV (genre télévision), film sur le GROUPOV depuis sa formation.
De nouveaux membres sont invités
De nouveaux membres sont invités à se joindre aux travaux du GROUPOV.
Au Cirque Divers (Liège), présentation d'OBSESSION, performance sacrificielle de Jacques Delcuvellerie avec Sofia LEBOUTTE.
Projection du film de Paul PAQUAY GRPV (genre télévision) au Festival de Riccione TTVV, festival italien consacré aux arts vivants.
Mireille BAILLY reçoit l’Eve de la meilleure actrice, notamment pour son interprétation dans L’ANNONCE FAITE A MARIE et dans TRASH (a lonely prayer).
Francine LANDRAIN est nominée pour le Prix triennal de littérature dramatique pour son texte LULU/LOVE/LIFE.
Présentation au Théâtre de la Place (Liège) de LA GRANDE IMPRECATION DEVANT LES MURS DE LA VILLE de Tankred Dorst, mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE, deuxième étape sur le chemin de LA MERE de Brecht. Scénographie : Johan DAENEN, qui réalisera presque tous les espaces ultérieurs du GROUPOV. Costumière : Greta GOIRIS, qui assumera cette fonction jusqu'à FARE THEE WELL TOVARITCH HOMO SAPIENS inclus (2010).
La Grande Imprécation, vue par Jacques Delcuvellerie, nous plonge dans une très belle évocation de ce que peut charrier le théâtre lorsqu’il revient à son rôle essentiel : émouvoir, susciter l’interrogation, éveiller la conscience. […] Les comédiens enfin ondulent avec beaucoup d’astuce entre l’humour distancié, parfois très pédagogique, de Dorst, et l’émotion désespérée de notre humaine condition. […] Une fois de plus, Jacques Delcuvellerie prouve qu’il est actuellement l’un de nos metteurs en scène le plus perturbant.
Christelle Prouvost In Le Soir, 24/04/1993
Au-delà de l’achèvement du Triptyque Vérité, Jacques DELCUVELLERIE entame ses premières recherches en vue d’une création hors du champ théâtral, insérée dans la nature : AUTOUR DU LIT DE L’AGONISANT LES ENFANTS JOUENT.
Le GROUPOV et Jacques DELCUVELLERIE est invité en résidence au Théâtre de la Place (Liège).
Alternatives théâtrales consacre son numéro 44 à la thématique Théâtre et Vérité, nouvelle édition de la LETTRE A CELLE QUI ECRIT LULU/LOVE/LIFE - CINQ CONDITIONS POUR TRAVAILLER DANS LA VERITE, comprenant un important porte-folio de photos de Lou HERION sur les travaux du GROUPOV depuis 1980.
LE DECALAGE D’ETE du GROUPOV regroupe sur une période d’un mois, dans les Fagnes belges, une trentaine de personnes. Les premières pistes des nouveaux projets sont ébauchées : première CLAIRIERE de Jacques DELCUVELLERIE qui tente une approche des thèmes de la nature, de la mort et de l’enfance dans des sites forestiers en liaison avec son projet Autour du lit de l’agonisant les enfants jouent ; Marie-France COLLARD réalise un film d'une heure trente JOURNAL D'un DECALAGE. La Clairière ; travaux de Francine LANDRAIN sur la langue et le comportement à partir de Penthésilée de Kleist ; premiers textes dramatiques de Marie-France COLLARD et Jean-Marie PIEMME autour du Frankenstein de Mary Shelley et des serial killers ; Denis POUSSEUR et Jacques DELCUVELLERIE exposent les premières pistes d’un opéra in progress sur le thème du jugement dernier intitulé provisoirement NOBODADDY ; deux chantiers à l'Atelier Sainte Anne (Bruxelles), l'un de Francine LANDRAIN autour de Penthésilée, l'autre de Jacques DELCUVELLERIE qui convoque douze artistes pour une deuxième Clairière. De ce mois de travail en ébauche, maît le projet PENTHY 2, création nouvelle autour de l'écriture de Kleist.
Création du STUDIO au sein du Conservatoire de Liège, lieu de pédagogie et d’expérimentation conduit par Jacques DELCUVELLERIE avec Nathalie MAUGER et Pietro VARRASSO.
Reprise de TRASH (a lonely prayer) à la Rose des Vents (Villeneuve-d’Ascq) et au Théâtre de la Place (Liège). A cette occasion, édition du premier numéro des CAHIERS GROUPOV en co-édition avec la Rose des Vents.
Création de PENTHY 2
Soirée-performance au Théâtre de la Place (Liège), dont la mise en scène de Jacques Delcuvellerie du texte DIEU de Frédéric NEIGE.
Frédéric NEIGE présente au Théâtre de la Place (Liège) sa mise en scène des ANNEES FLEAUX de Norman Spinrad.
Création de PENTHY2 (Francine LANDRAIN / Jacques DELCUVELLERIE) dans le cadre du KunstenFestivaldesArts. Première collaboration avec Fred OP DE BEECK qui deviendra par la suite le directeur technique du GROUPOV.
Au KunstenFestivaldesArts, « Penthy Two » par le Groupov. La guerre a été créée pour… un spectacle qui fera date
Rugueux, véritablement audacieux, Penthy Two est un spectacle débordant d’intelligence, qui fait jaillir sur fond de musique rock la langue émouvante, étonnante de Kleist, qui prend le risque de dérouter, peut-être de dégoûter certaines personnes, de faire entendre en tous cas les vérités que la société enterre redoutablement.
Christelle Prouvost In Le Soir, 09/05/1994
Organisation d'une nouvelle Clairière, comme prolongement de l'expérience pédagogique au Studio au Conservatoire de Liège. Marie-France Collard finalise le film JOURNAL D'UN DECALAGE, LA CLAIRIERE.
Le Théâtre Varia (Bruxelles) invite le GROUPOV durant un mois au cours duquel seront présentés LA GRANDE IMPRECATION DEVANT LES MURS DE LA VILLE, PASTEUR EPHRAÏM MAGNUS et une Nuit du GROUPOV au cours de laquelle chaque membre présente une performance, installation, lecture, vidéo ou mise en scène... Divers travaux aléatoires avec le public.
Edition de RECYCLING, CD reprenant certaines musiques composées par Denis POUSSEUR pour le GROUPOV.
Création de LA MERE
Création au Théâtre de la Place (Liège) de LA MERE de Bertolt Brecht, troisième volet du Triptyque Vérité. Musique de Hanns Eisler, mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE.
Parce qu’il est l’emblème et le meilleur exemple d’un théâtre qui décide de sortir de sa bulle, de faire de son désir d’agir une réalité. […] Un spectacle émouvant parce qu’en complète intelligence avec l’auteur, parce que porté collectivement par une troupe généreuse d’un bout à l’autre, qui devrait être montré au plus grand nombre et inscrit au répertoire.
Christelle Prouvost In Le Soir, 29/12/1995
Ce Brecht de maturité monté par Delcuvellerie, à la source de sa ferveur, éblouit et enthousiasme.
Claire Diez In La Libre Belgique, 03/04/1995
Le travail réalisé par la troupe liégeoise du Groupov et son metteur en scène Jacques Delcuvellerie à propos de La Mère de Brecht est exemplaire tant pour sa rigueur esthétique que pour les liens qu’il tisse entre l’actualité et l’histoire. […] Le spectacle garde son impact du début à la fin. Il est ponctué des repères d’images puissantes et le public ne peut que conserver en mémoire ce final de foule mitraillée qui se relève, repart, s’écroule et renaît, synthèse de l’appel de Brecht, du metteur en scène et du Groupov à cette solidarité sans laquelle le monde de demain n’aura guère de chance de survivre.
Michel Voiturier In Le Courrier de l’Escaut, 13/04/1995
Un spectacle qui devrait être inscrit au répertoire du théâtre belge et international, avec les deux autres volets du Projet Vérité, L’annonce faite à Marie et Trash. Parce que ce Projet Vérité est l’un des cadeaux les plus bouleversants que le théâtre nous ait offert ces dernières années.
Christelle Prouvost In Le Soir
Le GROUPOV se définit désormais comme CENTRE EXPERIMENTAL DE CULTURE ACTIVE, avec pour mission de situer les actions artistiques autant dans la recherche pure que sur le terrain politique.
Réunion de philosophes, musiciens, acteurs, auteurs, metteurs en scène, plasticiens, vidéastes, le Groupov offre sans doute l’une des plus belles, des plus audacieuses, plus chamboulantes démarches artistiques que compte notre pays. Rare collectif, existant toujours depuis sa création, le Groupov aime volontiers voir ses membres échanger leurs rôles, passer du jeu à la mise en scène, de l’écriture à la vidéo mais accorde aussi de l’importance à la transmission de l’expérience, à la pédagogie, aux aventures à l’extérieur, dans les autres théâtres.
[…] En quatorze ans d’existence, le Groupov aura livré des moments aussi exceptionnels que « The show must go on », « Comment ça se passe », « Koniec (genre théâtre) », « L’Annonce faite à Marie », « Trash », « La grande imprécation devant les murs de la ville ».
Christelle Prouvost In Le Soir, 09/05/1994
La planète Groupov
[…]. Un « groupuscule » dont on ne se lasse pas de suivre les spectacles richement aboutis et les expériences hors du commun. […] approfondir le portrait à facettes multiples de l’homme et de son groupe surprenant. Surprenant ? Oui, parce qu’on ne le trouve jamais là où on s’était résolu à l’attendre. Le Groupov est un O.T.N.I., un objet théâtral non identifié qui fouille les poubelles de l’Histoire et les sacs à main de la vie, les rêves inaccessibles et les morts possibles, inlassablement, sans se scléroser. […] Ne sont-ils pas tour à tour metteur en scène, acteur, écrivain, professeur ? […] En résumé, on a là une furieuse famille de professionnels en recherche – deux termes trop souvent antinomiques – exigeants, parentés et inclassables !
Sabrina Weldman In Art & Culture, novembre 1994
Reprise à la Balsamine (Bruxelles) des ANNEES FLEAUX de Norman Spinrad, mise en scène Frédéric NEIGE.
Jacques DELCUVELLERIE et Marie-France COLLARD commencent à définir le projet issu du triptyque VERITE : RWANDA. LA CHEVAUCHEE FURIEUSE.
Le projet RWANDA 94 entre en chantier
Travail sur une Clairière 2 à Mirwart (Ardennes belges), il s'agit de nouvelles voies issues des travaux des guides préparatoires à la Clairière 1, direction artistique : Olivier GOURMET.
Soirée performance à la mémoire d’Arlette DUPONT.
Pour la première fois : décision de trouver à Liège un local, bureau, salle de travail. Laurence GAY assure désormais la gestion financière et administrative des activités du GROUPOV.
Reprise de LA MERE en Belgique et en France et début du tournage réalisé par Michel JAKAR, une coproduction d'Arte Belgique, de la RTBF et du GROUPOV.
Le projet RWANDA 94 entre en chantier.
Travail sur le synopsis de RWANDA 94
Travail de Marie-France COLLARD sur le synopsis de RWANDA 94, documentation, dramaturgie, enquêtes. Elle effectue son premier voyage sur place. Lecture par Francine LANDRAIN du texte LES COLLINES DU SILENCE de Marie-France COLLARD dans le cadre d'une Nuit d'écriture féminine au Cirque Divers (Liège) ; deuxième lecture par Janine PATRICK dans le cadre des Folies Belgères au Festival d'Avignon.
Rédaction par Jacques DELCUVELLERIE et Marie-France COLLARD de la Note d’intention RWANDA 94, ou LA CHEVAUCHEE FURIEUSE, dossier rassemblant les recherches et les grands choix dramaturgiques du projet. Cette création entre en recherche de production.
Jacques DELCUVELLERIE propose en co-production avec le Théâtre de la Place (Liège) UBULULUSTEIN (OU LE METTEUR EN SCENE EN PADAGOGUE), trois travaux issus du STUDIO du Conservatoire de Liège . CONVERSATION CHEZ LES STEIN A PROPOS DE MONSIEUR GOETHE ABSENT de Peter Hacks, LULU de Wedekind et UBU ROI d'Alfred Jarry.
La triple création du Groupov […] est bien de celles qui bouleversent et interrogent. Autant par sa forme que par les questions abordées, l’apparence et le mensonge sont les acteurs centraux. Le théâtre se révèle dans la plénitude de son jeu ; le monde y trahit le ridicule sporadique de sa puissance.
« Ubu » […] Dans une ambiance foraine qui agite la conscience politique, la mise en scène de Jacques Delcuvellerie ose rebondir comme un match de catch et se clore, après un passage de résumé un peu plus âpre, par la douceur d’une comédie musicale…
A elle seule – et sans armes –, Sabine Weisshaar nous emmène dans un voyage tout aussi luxuriant, aux paysages plus que troublants. « Conversation chez les Stein à propos de Monsieur Goethe absent » […] Avec une maîtrise extrême des mots, des nuances et du rythme, la comédienne donne naissance à un véritable dialogue, où l’on se tait pourtant. […] La violence du texte développe toute la richesse de son fiel. Vertige des sentiments face à ce qui n’a l’air de rien.
Laurent Ancion In Le Soir, 11/12/1997
Monstres : corps organisé qui présente une conformation insolite, être allégorique auquel on donne soit des formes étranges, soit des inclinations malfaisantes, chose dont on s’effraye, personne cruelle, dénaturée… : le père Ubu du Groupov est tout cela à la fois, la fascination en plus. […] C’est à la fois terrrrible et énaûrme, mais on n’y rit gras qu’en apparence, c’est une finesse barbare que Jacques Delcuvellerie a su trouver sous l’épaisse couche de fard.
S.J.
A l'occasion des représentations d'UBULULUSTEIN, publication du deuxième numéro desCahiers Groupov qui traite de la formation de l'acteur et s'intitule Le Jardinier (... et avec lui la vie d'un homme).
Reprise à l'Ancre (Charleroi) des ANNEES FLEAUX de Norman Spinrad, mise en scène Frédéric NEIGE.
Première expérience de Clairière 2 dans les Landes (France) par Olivier GOURMET.
Réalisation de trois types de CLAIRIERES
Réalisation de 3 types de Clairières
La maison Groupov
Le Groupov a de nombreuses qualités. Je ne parle pas des qualités artistiques qui font qu’un artiste perdure. Sous la conduite de Jacques Delcuvellerie, le Groupov est persévérant. […]
Qualité encore, le Groupov est surprenant. Il n’est jamais là où on le croit ! Au long des années 80, on l’avait connu collectif iconoclaste qui mettait en question les codes de la représentation théâtrale et le texte dramatique, jouant avec l’improvisation, la nudité et les déchets de notre civilisation. En 90, il estime que l’époque exige une approche différente mais s’affirme toujours aussi politisé. L’angle de vision change […] A l’aube du deuxième millénaire, Jacques Delcuvellerie a prouvé son talent à mettre en scène, et en bouche, le répertoire. Il peut récidiver, il préfère changer d’aiguillages. Pas pour nous narguer, mais afin d’aller au-devant de ses propres urgences. Voilà qui le différencie de tant de ses contemporains !
Son activité théâtrale est une quête – un exorcisme également – qu’il orchestre tel un rituel avec sa tribu. Le Groupov ignore la demi-mesure : metteur en scène et acteurs semblent y jouer leur vie, leur vision du théâtre, leur être et leur pensée politique. Que l’acteur expérimente sur scène les fonctions corporelles ou qu’il fouille jusqu’au vestige de la parole christique ou érotique, chaque fois il va jusqu’au bout de lui-même.
Comment regardons-nous le monde ? Quelle est notre capacité d’engagement, ici et maintenant ? Et quelle est la forme théâtrale la plus à même d’éclairer cette démarche ? Pour y répondre depuis la fin du projet Vérité (1995), le Groupov a choisi deux directions, l’une théâtrale, l’autre para-théâtrale. En matière de théâtre, le collectif […] a décidé de s’éloigner du répertoire et de développer des créations d’actualité contemporaine. Ce volet est à l’ordre du jour avec le projet Rwanda dont l’aboutissement est prévu pour avril 99. Son objectif ? Réaliser un véritable travail d’auteur contemporain, à savoir ausculter l’Histoire présente comme l’ont fait Shakespeare, Peter Weiss, Adamov ou, plus près de nous, Bernard Chartreux. […]
Du côté para-théâtral, le Groupov a pris le chemin de la forêt. Qu’est-ce à dire ? Le collectif s’est institué en Centre Expérimental de Culture Active, une appellation empruntée à Grotowski. Expérimental pour souligner qu’il n’est pas seulement un groupe de production de spectacles […] Culture Active car l’idée est de proposer des formes qui touchent l’intelligence et la sensibilité des gens – au même titre que les œuvres d’art –, des formes dont la particularité cependant est d’être éphémères, non transportables… et inexistantes sans l’action des individus eux-mêmes : la forme s’élabore de connivence avec eux !
Le projet le plus avancé de ce grand projet intitulé « Au pied du lit de l’agonisant les enfants jouent » - projet qui comprend la nature, l’enfance et la mort – est le pôle nature. Il se nomme « Les Clairières » dont Jacques Delcuvellerie et Olivier Gourmet […] « Clairière »… Clairière des forêts dans lesquelles un guide pareil à un guide de montagne connaissant le terrain, pilote cinq jours et cinq nuits durant un groupe de quinze à vingt participants. Cette aventure ne ressemble pas à une aventure-survie mais à un voyage qui balance entre solitude et collectivité, expérience forte de la nature et introspection. Le parcours est ouvert à tous, on ne vous demande aucune compétence particulière au départ, seulement de faire appel à votre capacité de perception, d’imagination,… Libre à vous d’accomplir ou pas les travaux solitaires proposés, personne ne viendra vérifier ! Vous rentrerez chez vous avec ce que vous aurez semé… vous aurez vécu une expérience. Cette fois encore, la dimension rituelle, initiatique, du projet n’exclut pas sa portée politique. Politique puisque l’être humain y devient acteur plutôt que consommateur. Puisque la culture active entend toucher les gens afin d’éveiller en eux ce que la vie contemporaine a anesthésié. Oui, participer à une « Clairière » c’est se demander au bout du compte : est-ce que j’avais bien cinq sens éveillés auparavant ? Est-ce que j’avais déjà levé la tête ? Depuis combien de temps n’avais-je pas vraiment regardé le ciel, ou une feuille ? […] Le Groupov reste donc fidèle à son orientation initiale : la recherche. Une recherche qui demande du temps […]. Cette exigence est impossible à préserver dans un théâtre officiel où le directeur a une obligation de programmation. Un lieu de travail convenait mieux à ce collectif tantôt regroupé, tantôt disséminé dont le fondateur, Jacques Delcuvellerie, passe aux yeux des plus jeunes pour un institutionnel et à celui des responsables d’institutions pour un marginal ! Une position qui lui va bien même si elle lui coûte cher. Ce Français installé en Belgique francophone est en permanence décalé !
Sabrina Weldman In Art & Culture, décembre 1997
L’équipe RWANDA 94 (écrivains, compositeur, acteurs, scénographe) suit un cycle d’études historiques sur le sujet, rencontre des témoins, des survivants, des spécialistes : différentes étapes de travail sont proposées à de petites audiences. Départ en avril d’une première équipe pour Kigali et en juillet d’une seconde. Tournage sur place en vue de MWARAMUTSE (deuxième partie de RWANDA 94) par Marie-France COLLARD.
Week-end 500 Collines : présentation du décor, de fragments de la pièce et de la Cantate de Bisesero, et d'autres composisitons de Garrett LIST, aux partenaires potentiels.
Représentations publiques d'un work in progress de RWANDA 94
Représentations publiques d’un work in progress du spectacle RWANDA 94 au Théâtre de la Place (Liège). Auteurs : Marie-France COLLARD, Jacques DELCUVELLERIE, Yolande MUKAGASANA, Jean-Marie PIEMME, Mathias SIMONS, avec - à cette date - la collaboration de Dorcy RUGAMBA et Tharcisse Kalissa RUGANO ; compositeur : Garrett LIST avec Jean-Marie MUYANGO. Nouvel état du work in progress (cinq heures de matériaux) au Festival d’Avignon. Le GROUPOV propose également la Cantate de Bisesero et des fragments de l'écriture en cours lors de commémorations ou de réunions publiques (Médecins Sans Frontières, etc.).
Rwanda 94, un spectacle hors norme tant par sa durée (cinq heures et demi… qui n’en paraissent pas la moitié) que par son propos et sa forme, mêlant fiction et réel, acteurs professionnels ou non pour traiter du Rwanda et du génocide qui l’a ensanglanté.
Didier Méreuze In La Croix, 26/07/1999
D’ores et déjà, Rwanda 94 s’impose en exemple d’un théâtre de la conscience contemporaine. Portée par un haut courage dialectique, raffinée dans l’exigence philosophique, combattante enfin, cette œuvre extrêmement pensée qui ne vise pas d’emblée les affects en redonnant la parole à des défunts lointains si vite oubliés, participe à la meilleure intelligence d’un monde qui pue la mort. Là s’arrête la fonction du théâtre. Lorsqu’il y parvient à ce point, il peut s’estimer sauvé.
Jean-Pierre Léonardini In L’Humanité, 28/07/1999
La production et l'administration générale du GROUPOV sont désormais confiées à Philippe TASZMAN, rejoint bientôt par Françoise FIOCCHI et Aurélie MOLLE.
Création de RWANDA 94 à Liège
Création de RWANDA 94 au Théâtre de la Place (Liège), Théâtre National (Bruxelles), puis à La Rose des vents de Villeneuve d’Ascq, au Théâtre de la Butte à Cherbourg (petite forme), à Marseille dans le cadre du Congrès de l'Institut International du Théâtre (sous l'égide de l'Unesco Projet Utopie 2000), à la Biennale de Bonn, au Festival des Francophonies à Limoges, au Channel à Calais (petite forme). La "petite forme" (trois heures quart), réduction du spectacle à trois grands moments, avec orchestre, était destiné à répondre positivement à l'invitation de scènes trop exigües. Elle fut abandonnée après mars 2001.
Le spectacle RWANDA 94 reçoit le Prix OCE, le Prix du théâtre de la Communauté française de Belgique et le Prix de la recherche (Prix Michèle Fabien) de la SACD.
Marie-France COLLARD termine la réalisation du documentaire OUVRIERES DU MONDE sur la mondialisation dans le textile.
Poursuite de la tournée de RWANDA 94
Concert de l'orchestre et de la troupe de RWANDA 94 au Conservatoire Royal de Musique de Liège, dans le cadre du Festival de Liège, à l'occasion de la sortie du double CD reprenant les musiques du spectacle. Poursuite de la tournée internationale et représentations de RWANDA 94 au Théâtre l'Arc-en-Ciel à Rungis, à Mouscron (petite forme), à Comines (petite forme), à Braine-le-Comte (petite forme), à la Comédie de Genève, au Théâtre Royal de Mons, au Théâtre Maxime Gorki à Rouen, au Festival des Abîmes à Fort de France (petite forme), au Festival des Amériques à Montréal et à Québec.
DISCOURS SUR LE COLONIALISME poursuit une large tournée
RWANDA 94 reçoit le Prix de l'Académie Québécoise du Théâtre.
Il est présenté en France : au Théâtre d’Angoulème/Scène Nationale, au Théâtre de Sartrouville/Centre Dramatique National, au Nouveau Théâtre d’Angers/CentreDramatique National, à La Roche sur Yon/Scène Nationale, à Cavaillon/Scène Nationale, à Amiens/Scène Nationale et à Paris/Rencontres de la Villette.
Egalement repris en Belgique : à Louvain-la-Neuve au Théâtre Jean Vilar et à Bruxelles au Théâtre National de la Communauté Wallonie-Bruxelles/ Halles de Schaerbeek ; et en Italie, à Udine/Mittelfest.
Le spectacle DISCOURS SUR LE COLONIALISME poursuit lui aussi une large tournée : en France à Avignon au Festival Off, La Manufacture, au Bénin : à Cotonou et Porto Novo au Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) et à Nouméa en Nouvelle Calédonie.
Le spectacle/performance JANE de Jeanne DANDOY (avec Jeanne DANDOY, Michèle VEGAIRGINSKY et Alain WOUTERS) est présenté à La Manufacture (Avignon Off). Cette création constitue l'expérience-limite la plus poussée que le GROUPOV ait réalisée dans sa relation au spectateur. Dans cette espèce de peep-show à la Paris-Texas, avec un environnement très construit, nécessitant deux autres acteurs et une salle d'attente, par un processus de réservation et avec des demandes optionnelles, JANE n'accueillait qu'un visiteur à la fois. La totalité d'une session épuisante, pouvait donc durer toute une nuit.
Mise en chantier d'ANATHEME, vaste projet basé uniquement sur des textes bibliques où Dieu pepètre lui-même, ou ordonne formellement l'extermination de masse.
OUVRIERES DU MONDE obtient le Prix du Public dans le cadre du onzième Festival du Film de Femmes (Cologne) et est invité au DocPoint - Helsinki Documentary Film Festival, au Buenos Aires IV Festival Internation du Film de Grand Reportage et du Document d'actualité, au One wold film festival en Slovaquie et au One World - International Human Rights Film Festival à Prague.
ANATHEME est présenté sous la forme d'une première étape de travail
RWANDA 94 reçoit le Coq de Cristal, prix décerné par le ministre des Arts, des Lettres et de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique récompensant des artistes "portant haut les couleurs de la Communauté française à l'étranger"...
DISCOURS SUR LE COLONIALISME est à l'affiche en Belgique : au Théâtre de Poche (Bruxelles), en France : au Centre Arc-en-Ciel (Liévin), à l’Amphithéâtre (Grenoble), aux Rencontres de La Villette (Paris), à la Roche sur Yon /Scène Nationale, mais aussi : à Genève Tiers-Monde, au Maroc (Rabat, Casablanca, Marrakech, El Jadida et Agadir et en République Démocratique du Congo : à Kinshasa à l’Ecurie Maloba (Festival International de l'Acteur), au Centre Wallonie Bruxelles (Kinshasa) et à Mongita.
ANATHEME est présenté sous la forme d’une première étape de travail purement visuelle, chorale et instrumentale (aucune action scénique) au Festival de Liège, au Festival International des Théâtres francophones en Limousin, ainsi qu’au Centre Dramatique National de Chambéry. Un atelier de recherches s'ouvre sur ANATHEME avec des acteurs, propositions d'êtres et de moments scéniques.
Dans la cadre du Festival de Liège, Jeanne DANDOY présente un work in progress intitulé LES ETATS-UNIS SONT BONS comme prémisse à sa future création L'AXE DU MAL.
OUVRIERES DU MONDE est projeté au Festival du Cinéma d'Attac - Bruxelles, au Festival de Pittsburg - USA, à Belfort - France, dans le cadre du Mois du Film documentaire.
RWANDA 94 est présenté au Rwanda
Réalisation à la Marlagne (Namur) d'une version complète d'ANATHEME juxtaposant actions scéniques, oratorio biblique, grandes projections picturales. Présentation à un public choisi et à des collaborateurs de Jan Fabre en vue d'Avignon.
Après quatre années de tournée à travers le monde avec RWANDA 94, le spectacle est présenté au Rwanda même en avril, à Kigali, Butare et sur les collines de Bisesero, dans le cadre de la dixième Commémoration du génocide. A cette occasion, Marie-France COLLARD tourne le documentaire RWANDA. A travers nous, l’humanité...
Tournée à Palerme, Turin, Rome, Milan et Reggio Emilia du spectacle RWANDA 94 dans le cadre du projet Italy for Rwanda initié par Antonio Calbi. Le spectacle y reçoit le prix de l’Association nationale des Critiques Italiens pour le meilleur spectacle étranger de la saison.
LES AFRIQUES, exposition d’art contemporain présentée dans le cadre de Lille 2004 capitale européenne de la Culture, accueille le travail vidéo de plusieurs artistes, dont celui de Marie-France COLLARD pour RWANDA 94, dans une installation conçue par Jacques DELCUVELLERIE.
DISCOURS SUR LE COLONIALISME est présenté au Centre culturel français de Ouagadougou, à Butare et Kigali au Rwanda ainsi qu'en Martinique devant Aimé Césaire lui-même.
Jacques Delcuvellerie décide de changer radicalement le travail de plateau sur ANATHEME. Une nouvelle expérimentation est conduite avec des étudiants du Conservatoire de Liège, le résultat est présenté à l'équipe du Festival d'Avignon qui confirme alors son invitation pour l'édition 2005.
OUVRIERES DU MONDE reçoit le Prix du Public - Festival International Dignité et travail (Gdansk, Pologne).
Le film est projeté à l'Ile Maurice, dans le cadre du Mois du film documentaire.
Réalisation du film RWANDA 94
Dernières représentations de RWANDA 94 au Théâtre de la Place (Liège) et la réalisation du film du même nom par Marie-France COLLARD et Patrick CZAPLINSKI.
Au même moment, Jeanne DANDOY crée le spectacle L'AXE DU MAL également au Théâtre de la Place (Liège).
DISCOURS SUR LE COLONIALISME est présenté en France au Théâtre des Quartiers d’Ivry, à l’Association les Saisons au Théâtre de Givors ainsi qu’au Festival d’Avignon Off dans le cadre de Contre-Courant.
Création d'ANATHEME au Festival In d’Avignon, au Cloître des Célestins. Débat avec des metteurs en scène européens à l'affiche du Festival d'Avignon, animé par Georges Banu (avec Thomas Ostermeier, Roméo Castellucci, Jacques Delcuvellerie, etc.) et consacré à "un visionnaire des formes nouvelles au théâtre", Antonin Artaud.
Toujours à Avignon, mais dans le Off cette fois, Jeanne DANDOY, Vincent HENNEBICQ, Fabrice MURGIA et Diogène NTARINDWA présentent leur création collective JE NE VEUX PLUS MANGER à la Manufacture/Scènes contemporaines.
LA MOUETTE de Tchékhov, mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE, est créée en septembre comme spectacle d’ouverture de la première saison du nouveau directeur du Théâtre National (Bruxelles), Jean-Louis Colinet, en coproduction avec celui-ci, et tourne ensuite à Tournai, Mons, Maubeuge, Angers et Créteil.
[…] un retour emblématique aux sources intimes du théâtre, une proximité qui permet de capter la moindre respiration […] Le metteur en scène Jacques Delcuvellerie a soudé son Groupov, en creusant le moindre rôle à la mesure de ses formidables comédiens.
Michèle Friche In Le Vif/L’Express, 14/10/2005
[…] Rien de poussiéreux dans cette approche de La Mouette, qui allie recherche, rigueur et générosité. Rien de superflu dans les moyens déployés, ni dans une scénographie qui étreint l’œuvre […] Bouleversantes, les silhouettes des acteurs signent une géométrie tendue d’une passion à une autre. La violence retenue ou exprimée ne quitte pas le plateau.
Françoise Lison In Vers l’Avenir, 14/10/2005
[…] Je vous signale la présence dans nos murs, pour quelque temps, du docteur Tchekhov. A l’initiative du nouveau directeur du Théâtre National, Jean-Louis Colinet. Et d’un metteur en scène flamboyant et crépusculaire, Jacques Delcuvellerie. Entourés d’une escouade de comédiens et de comédiennes en état de grâce […] Il y a de sublimes lenteurs. Parfois on croirait presque qu’il ne se passe rien. Mais c’est parce que tout se passe en même temps. Sur tout cela, un écrivain qui fut aussi médecin, un médecin qui fut aussi écrivain – et un metteur en scène visionnaire – posent un regard à la fois clinique et compassionnel. Pour divulguer les moindres replis de la conscience de chacun et percer les mystères de la quotidienneté, il fallait recourir à « ces formes nouvelles » dont Tchekhov et Delcuvellerie ont toujours rêvé. Entreprendre une révolution qui dure. Tout cela est d’une extravagante modernité.
Précipitez-vous pour voir cette pièce d’un auteur qui est, plus que jamais, notre contemporain. Réconcilié avec les hommes mais inconsolable de l’état du monde. Jamais je n’ai vu Mouette mieux accompagnée dans son fragile et lumineux envol.
Pierre Mertens In Le Soir, 03/10/2005
Frisson sur l’aile du théâtre […] Quatre heures intenses et légères qui passent comme un souffle.
Marie Baudet In La Libre Belgique, 28/09/2005
Formidablement humains […] Pour réussir une telle entreprise, il fallait des comédiens d’exception. Tous s’avèrent magnifiques, explorant avec une sensibilité inouïe les moindres facettes de leur personnage.
Jean-Marie Wynants In Le Soir, 28/09/2005
JANE est présenté au Festival Emulation (Liège), avec Jeanne DANDOY, Michèle VEGAIRGINSKY et Gilbert LETAWE.
JAZ de Koffi Kwahule, mis en scène par Denis MPUNGA, est présenté au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.
RWANDA. A travers nous, l’humanité…est projeté en avant-première au Cinéma le Parc (Liège) et au Festival Attac (Bruxelles).
OUVRIERES DU MONDE obtient le Prix du Meilleur Documentaire au Festival de Vidéo à Thème Social de Liège.
Carole URBANO renforce l'équipe bureau du Groupov.
LA MOUETTE meilleur spectacle aux Prix du Théâtre
Projections d'OUVRIERES DU MONDE en Belgique, France, Autriche...
RWANDA. A travers nous, l’humanité… est diffusé sur la RTBF, ensuite projeté au Festival Objectif Doc à Paris, au Dok.Fest à Munich, au Cork Film Festival en Irlande, au MEDIMED à Barcelone, au Festival du Nouveau Cinéma à Montréal, au Leeds Film Festival en Angleterre, au Festival Filmer à Tout Prix à Bruxelles, au Second International Film Festival de Nazareth où il reçoit la mention spéciale du jury, à Kigali, Butare et Bisesero.
Participation à l'exposition "L'amour comment ça va?", avec extraits de MAITRESSES. J'AI UN AMANT SE DISAIENT-ELLES de Marie-France COLLARD à la Maison de la Villette (Paris).
ANATHEME est présenté au Théâtre National (Bruxelles) dans le cadre du KunstenFESTIVALdesArts.
Le nouveau projet de Dorcy RUGAMBA et Younouss DIALLO, dans une mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE, BLOODY NIGGERS ! entre en chantier.
DISCOURS SUR LE COLONIALISME est accueilli à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration à Paris, en partenariat avec Paris Quartier d’Eté.
JANE est présenté au festival TOERNEE GENERAL, organisé par le Théâtre National et le KVS (Bruxelles).
LA MOUETTE remporte le Prix du meilleur spectacle aux Prix du Théâtre 2005-2006.
FARE THEE WELL TOVARITCH HOMO SAPIENS entre en chantier
Création de BLOODY NIGGERS ! au Festival de Liège et tournée au Théâtre National (Bruxelles), Herve, Lyon, Valence, Tournai, Arras, Paris, Chateauvallon et Mulhouse.
Reprise de LA MOUETTE au Théâtre National (Bruxelles).
Présentation d’ANATHEME au Théâtre de la Place (Liège).
RWANDA. A travers nous, l’humanité… est proposé en soirée de clôture du Festival de Liège, ensuite projeté au Festival du Film sur les Droits de l’Homme à Montréal, au Rwanda Film Festival à Kigali, au Tiburon International Film Festival aux Etats-Unis où il a reçu l’Humanitarian Award, au Sguardi Altrove Film Festival en Italie, à Paris à la Maison de l’UNESCO dans le cadre de la semaine Rwandaise en Europe, au Rwanda dans le cadre de la 13ème commémoration du génocide, au Brooklyn International Film Festival à New-York, au Festival de Cinéma de Douarnenez, au Fonds Henry Storck (Bruxelles), au Festival Voix de Femmes (Bruxelles et Liège). Ce documentaire est également proposé dans le cadre de nombreux colloques et cours universitaires.
Le film RWANDA 94, tiré du spectacle du même nom, réalisé par Marie-France COLLARD et Patrick CZAPLINSKI, est présenté en avant-première au Festival de Liège, avec interviews et diffusion simultanée pour la première édition d'Arte Belgique et ensuite, par épisodes, à la RTBF. Projection également au Botanique (Bruxelles) dans le cadre du Festival Attac.
Projections du film de Marie-France COLLARD OUVRIERES DU MONDE au Pérou, France, La Haye...
Soutien du GROUPOV au film RESISTER N'EST PAS UN CRIME, film de Marie-France COLLARD, Foued BELLALI et Jérôme LAFFONT. Projection au Festival des Libertés (Bruxelles), et à Attac (Bruxelles).
Diogène NTARINDWA crée son spectacle CARTE D'IDENTITE au Théâtre de Namur, coproduction GROUPOV, mise en scène Philippe LAURENT, "oeil extérieur" Jacques DELCUVELLERIE.
Un nouveau projet intitulé FARE THEE WELL TOVARITCH HOMO SAPIENS entre en chantier. Il s'agit de réunir de nombreux artistes (les assemblées et résidences initiales comprennent une vingtaine de participants) sur le thème de la fin de l'homo sapiens. Progressivement s'esquissera une tétralogie, directeur artistique : Jacques DELCUVELLERIE. Chaque volet étant conçu et mis en scène par des artistes plus jeunes : Raven RUELL, Claude SCHMITZ, Jeanne DANDOY et Jean-François RAVAGNAN, Armel ROUSSEL et Vincent MINNE. Le pari est que les oeuvres singulières dont ils accoucheront correspondent, dans leur singularité, à la vision prospective et rétrospective du GROUPOV.
Participation à l'exposition "Scénario Catastrophe" avec RWANDA. A travers nous, l'humanité... au Musée ethnographique à Genève.
Jacques DELCUVELLERIE et Marie-France COLLARD sont invités au colloque "Récits de génocide, traversée de la mémoire" à l'Ecole Normale Supérieure (Paris) avec projections d'extraits de RWANDA. A travers nous, l'humanité...
Création de GAME OVER au Théâtre National
Participation de Marie-France COLLARD à un séminaire à Cal Arts (California Institute of the Arts, Los Angeles) et projection du documentaire RWANDA. A travers nous, l'humanité...
RESISTER N'EST PAS UN CRIME est projeté au Festival de Douarnenez.
Jacques DELCUVELLERIE et Marie-France COLLARD participent à la rencontre "La guerre - représentations et engagement artistique" à l'Espace Culture de l'Université de Lille, avec projection d'extraits de RWANDA 94 et RWANDA. A travers nous, l'humanité...
La tournée de BLOODY NIGGERS ! continue. Le spectacle est présenté à Paris, au Rwanda, à Viroinval, à Tours, à Taverny, à Bruxelles, Anvers, …
Jeanne Dandoy crée son nouveau spectacle intitulé GAME OVER, soutenu par le GROUPOV, au Théâtre National (Bruxelles), ensuite en tournée à Mons et Tournai, reprise au Théâtre National en novembre 2008.
CARTE D'IDENTITE est repris à Bruxelles au Théâtre de Poche (Bruxelles) et présenté au Rwanda à Kigali, puis à Ougadougou et Boba Dioulasso aux Récréatrales.
DISCOURS SUR LE COLONIALISME est présenté au Sénégal (Dakar, Luga, Kaolock, Thies) et repris à l'Atrium en Martinique dans le cadre des festivités autour de la naissance d'Aimé Césaire.
RWANDA. A travers nous, l’humanité… est présenté au Festival "Les Voix de la Liberté" à Louvain-la-Neuve, aux Jeudis du Festival des droits de l'Homme à Paris, à l'Afrika Film Festival (Leuven) ...
Projection du film RWANDA 94 à Kigali dans le cadre du colloque "Génocide au Rwanda et reconstruction des champs du savoir", participation de Marie-France COLLARD et de Philippe TASZMAN et intervention filmée de Jacques DELCUVELLERIE : LA POUSSIERE NE S'EN VA PAS D'ELLE-MEME.
Projection de KONIEC (genre-théâtre), film de Michel JAKAR au Théâtre National (Bruxelles).
Reprise du spectacle LA MOUETTE au Théâtre National (Bruxelles).
Les réunions par groupes plus ou moins larges et les ateliers pratiques sur FARE THEE WELL TOVARITCH HOMO SAPIENS se poursuivent. Jacques DELCUVELLERIE et Raven RUELL définissent le premier volet, évocation de la biographie d'un homme (Jacques Delui) né en 1946 et mourrant au début du XXIème siècle, croisée aux grandes contradictions politiques et artistiques de cette période.
Création d'IN PRAISE OF ARLETTE DUPONT, prologue à FARE THEE WELL TOVARITCH HOMO SAPIENS
IN PRAISE OF ARLETTE DUPONT (création par Jacques DELCUVELERIE) prologue à Fare Thee Well Tovaritch Homo Sapiens (FTWTHS), au Festival de Liège et au Théâtre National (Bruxelles).
Journée d'étude sur le spectacle RWANDA 94 au Conservatoire Royal de Liège (ESACT).
A l'issue de deux journées de projections de RWANDA 94 et RWANDA. A travers nous l'humanité..., rencontre et discussion avec des membres de l'équipe ayant participé au spectacle et à son élaboration : Marie-France Collard, Jacques Delcuvellerie, Françoise Fiocchi, Garrett List, Frédéric Op de Beeck, Mathias Simons, Philippe Taszman.
DISCOURS SUR LE COLONIALISME (reprise) au Théâtre international de Francfort.
RWANDA. A travers nous, l'humanité... est présenté dans des universités américaines : à l'Université de Columbia ainsi qu'à Mc Alester College à Minneapolis (département de français, programme de droits humains, Global Citizenship, African Studies, histoire et théâtre), débat à l'issue des projections avec Marie-France COLLARD et Philippe TASZMAN.
CARTE D'IDENTITE (reprise) au Festival Vacances Théâtre (Stavelot), à la Manufacture (Avignon Off), à la Prison de la Santé (Paris).
En juillet, rencontre organisée par Alternatives théâtrales à l'occasion de ses trente ans au Théâtre des Doms à Avignon. Interventions de Jacques Delcuvellerie, Denis Marleau, Krzysztif Warlikowski, Stanislas Nordey et Jan Lauwers.
AMERIKA (reprise) de Claude Schmitz, avec Jacques Delcuvellerie dans le rôle du père, au Festival Emulation Europe (Liège), aux Halles de Schaerbeek (Bruxelles), à la Filature (Mulhouse).
BLODDY NIGGERS! (reprise) au Théâtre National (Bruxelles), à l'Atrium de Fort de France (Martinique).
RESISTER N'EST PAS UN CRIME est projeté au festival Objectif Doc (Paris), au Festival des Droits de l'Homme (Paris) où il reçoit la "Mention spéciale du jury", au Mois du film documentaire (Belfort) avec RWANDA. A travers nous, l'humanité... et au Festival Intergalactique (Bretagne).
En novembre, Jacques DELCUVELLERIE reçoit un prix du Conseil Culturel Mondial pour sa trajectoire artistique.
Journée d'étude consacrée au travail du Groupov à l'Université de Liège ; avec des interventions de Nancy Delhalle, Georges Banu, Yannic Mancel, Olivier Neveu, David Faroult, Alain Chevalier, Nathanaël Harcq, Françoise Bloch, Francine Landrain, Marie-France Collard, Vincent Minne, Jeanne Dandoy ... et la projection du DVD (en chantier) Groupov, une trajectoire commenté par Jacques Delcuvellerie.
Fare Thee Well Tovaritch Homo Sapiens poursuit ses travaux, mais la création du premier volet, annoncée au Théâtre National (Bruxelles), est annulée et reportée.
Création d'UN UOMO DI MENO et MARY MOTHER OF FRANKENSTEIN
CARTE D'IDENTITE (reprise) à Montréal (Saint Jérôme, Ottawa, Gatineau, Sainte-Foy, et Toronto), avant la Suisse et la France.
Au Théâtre National (Bruxelles), création d'UN UOMO DI MENO (Fare Thee Well Tovaritch Homo Sapiens) de Jacques DELCUVELLERIE, spectacle-fleuve de sept heures salué unanimement par la critique.
Création de MARY MOTHER OF FRANKENSTEIN de Marie-France COLLARD et Claude SCHMITZ, dans le cadre du KunstenFESTIVALdesArts (Bruxelles) et reprise au Salzburger Festspiele (Autriche), dans le cadre du Young Directors Project.
Valentine GERARD et Alexandre TROCKI reçoivent le Prix de la critique Théâtre-Danse 2009-2010, "espoir féminin" et "meilleur comédien" (UN UOMO DI MENO).
En juillet Kigali (Rwanda), formation aux techniques de base de régie spectacle dispensée par Philippe TASZMAN en partenariat avec l'asbl Umurage.
OUVRIERES DU MONDE, documentaire de Marie-France COLLARD, est présenté en Belgique (Quevaucamps), en France (Maison des métallos, Paris), au Japon (dans le cadre du Mois du film documentaire).
BLOODY NIGGERS! (reprise) au Festival Mondial des Arts Nègres (Dakar).
A l'invitation de la Japan Association of Theater Directors, Jacques DELCUVELLERIE et Marie-France COLLARD dirigent un workshop à Tokyo, après une présentation de la trajectoire du Groupov au travers de ses créations. A cette occasion, le documentaire de Marie-France Collard RWANDA. A travers nous, l'humanitéet le film RWANDA 94(sous-titré en japonais) furent projetés.
Durant ce séjour s'est également tenu un symposium "Theater and Ethics", à Tokyo d'abord, Sapporo ensuite, durant lequel Jacques DELCUVELLERIE et Marie-France COLLARD sont intervenus.
Exposé de Jacques DELCUVELLERIE "Les arts de la scène, révélateurs de la Société contemporaine?" au colloque "Franchir des murs, jeter des ponts : création et expression culturelles au service de la société" organisé par les Facultés universitaires de Namur.
Création de DIRTY WEEK-END
Dans le cadre du Festival de Liège, création du spectacle DIRTY WEEK-END, d'après le roman d'Helen Zahavi, mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE.
QUE FAIRE?, écriture collective ayant reçu le soutien du GROUPOV, mise en scène de Sébastien Foucoult et Julie Remacle, est créé au Festival de Liège et au Théâtre de l'Ancre (Charleroi), puis Viry-Châtillon (France).
Paris, intervention de Jacques DELCUVELLERIE au colloque sous la responsabilité de Georges Banu, Catherine Naugrette et Jean-Pierre Sarrazac "Le geste de témoigner : un dispositif pour le théâtre", Paris 3, Sorbonne-Nouvelle et Centre d'Etudes Théâtrales de Louvain-la-Neuve.
Dans le cadre du colloque "Génocide : la trans-mission des mémoires" organisé en mai 2011 par l'ACFAS à l'Université Bishop à Sherbrooke (Canada), intervention de Philippe TASZMAN et Providence RWAYITARE (productrice exécutive d'Umurage asbl au Rwanda) lors de la journée ayant pour thème "Les tiers porteurs de la mémoire : quelle transmission du génocide par les historiens, chercheurs, enseignants, journalistes, romanciers...?".
Dans le cadre du Festival Le Printemps de Beyrouth (Liban), rencontre à l'initiative de Philippe Mourrat, Christine Challas et Gisèle Khoury intitulée "Le théâtre, lieu de parole Politique?", et intervention de Philippe TASZMAN.
Intervention de Marie-France COLLARD et Jacques DELCUVELLERIE à l'Université de Lisbonne, dans le cadre du colloque "Repenser le théâtre / Témoigner l'Histoire / Convoquer les morts" et projection du documentaire RWANDA. A travers nous, l'humanité...
Intervention de Jacques DELCUVELLERIE au colloque Prospero à Tampere, Finlande, ayant pour thème "Utopia and critical Thinking in Creative Process".
Formation aux techniques de base de régie spectacle dispensée par Philippe TASZMAN à Kigali, en partenariat avec l'asbl UMURAGE.
Première présentation du film de Marie-France COLLARD BRUXELLES-KIGALI, tourné à l'occasion du procès en cour d'assise d'un dirigeant des milices Interahamwe Ephrem Nkezabera, au Festival Filmer à tout prix (Bruxelles) et diffusion sur Arte Belgique - RTBF.
Création du spectacle L'INDIGENE de Kroetz, coproduction Groupov, mise en scène de NATHALIE MAUGER, à la Balsamine (Bruxelles) et à l'Ancre (Charleroi).
Un work in progress du spectacle JE VOUS AI COMPRIS de Valérie GIMENEZ, Sinda GUESSAB et Samir GUESSAB, soutenu par l'ESACT (Liège) et le GROUPOV, est présenté au Festival Voix de Femmes (Liège) et au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.
Reprise d'UN UOMO DI MENO
Reprise du spectacle DIRTY WEEK-END, texte d'Helen Zahavi, mise en scène de Jacques DELCUVELLERIE au Théâtre National (Bruxelles).
Présentation du work in progress du spectacle JE VOUS AI COMPRIS, de Valérie GIMENEZ, Sinda GUESSAB et Samir GUESSAB, à la Cité (Marseille) dans le cadre de la biennale "Les écritures du réel".
Intervention de Jacques DELCUVELLERIE dans le cadre d'un séminaire ouvert aux élèves de l'école du TNB et du master en Etudes Théâtrales de l'université de Rennes 2, et qui donnera lieu à une publication aux éditions de l'Entretemps.
Projections du film BRUXELLES-KIGALI de Marie-France COLLARD à Bruxelles dans le cadre du colloque "Les Femmes Rwandaises, entre identité, mémoire et reconstruction" et du Festival Millenium, à Leuven dans le cadre de l'Afrika Film Festival, à l'Université du Missouri (Columbia, USA), et à la Cinématèque de Montréal (Canada). Intervention de Marie-France COLLARD au colloque "Adresses au tiers et posture des tiers dans l'activité mémorielle" à l'Université de Montréal (Département Histoire de l'Art et Etudes cinématographiques).
Projection du film KONIEC (genre-théâtre) de Michel JAKAR au Nickelodéon (Ciné-club de l'Université de Liège).
Sortie du livre de Jacques DELCUVELLERIE, co-édition Groupov/Alternatives théâtrales : SUR LA LIMITE, VERS LA FIN. Repères sur le théâtre dans la société du spectacle à travers l'aventure du Groupov.
Reprise du spectacle-événement UN UOMO DI MENO (Fare Thee Well Tovaritch Homo Sapiens) de Jacques DELCUVELLERIE, au Théâtre de la Place (Liège).
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