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Blackbird

Extraits de presse :


Stéphane Gilbart, in Luxemburger Wort, le 20/11/2014
[...] « Blackbird » a offert aux spectateurs une confrontation intense à la complexité de l’inacceptable, grâce à un texte puissant de David Harrower et grâce à la conjugaison d’une mise en scène et d’une interprétation en extrême tension.
[...]il faut alors souligner la qualité du texte de David Harrower, refusant tout manichéisme réducteur, faisant preuve d’empathie sans concession pour ses personnages qu’il n’idéalise ni ne diabolise, mettant en évidence la complexité de ce qui est immédiatement condamné au nom de nos valeurs. Cela dans une forme théâtrale haletante, aux phrases brèves, hachées, révélatrices des émotions successives qui étreignent les protagonistes. Un texte qui n’épuise pas le sujet, qui reste ouvert [...]
Un miroir significatif
Dans leur mise en scène (Jérôme de Falloise, Sarah Lefèvre et Raven Ruëll), dans leur interprétation (Jérôme de Falloise et Aline Mahaux), ont réussi à restituer la tension du texte : dans le ballet de leurs élans contradictoires (répulsion proclamée et attirance irrésistible), dans les traductions corporelles de leurs émotions, les alternances de violence, de douleur, de souvenir ému, de tendresse. Des sons et de la musique travaillés en direct par Wim Lots jouent un rôle subliminal dans les perceptions et les réactions des spectateurs. Voilà un théâtre qui, sans pédagogisme appuyé, sans militantisme réducteur, sans moralisme confortable, sans provocation satisfaite, joue son rôle de miroir significatif de notre condition humaine. Comme il est difficile, le chemin qui nous mène à nous, comme ils sont encombrants ceux qui nous entourent et nous jugent de leur regard, et dont nous avons tant besoin pourtant. Mais si ce cheminement est difficile, il dit cette condition : nous sommes responsables dans les contraintes !

Alain Pécoult, in La Provence, 20/07/2014 (5 étoiles)
La mise en scène est d’une grande simplicité, les comédiens d’une extrême justesse, le spectacle d’une rare intensité. On n’en sort pas indemne, perturbé dans nos convictions, ému, secoué, inquiété.


Didier Méreuze, in La Croix, 18/07/2014
Interprétée avec une délicatesse et une justesse extrêmes par Jérôme de Falloise et Sarah Lefèvre, elle se révèle d’une humanité bouleversante, menant jusqu’aux tréfonds de la vérité des êtres et de leurs troubles. Un spectacle qui frappe au cœur, à l’âme comme un coup de poing.


France bleu, in Le Best Off du Festival OFF par Michel Flandrin et Diane Touré, 14/07/2014
Sur un sujet propice aux jugements schématiques et sans appel, « Blackbird » apporte une lumière singulière. Un éclairage saisissant et paradoxal à l’image des sentiments humains.


Villon Michèle, in La Marseillaise, 11/07/2014
Mais ici rien n’est binaire ni confortable. Ni les réponses apportées, ni les explications attendues, ni les comédiens qui jouent avec subtilité et sobriété les multiples facettes du bourreau et de la victime, de l’innocent et du coupable. La tension est aussi distillée par une bande son prégnante, grinçante et métallique qui accompagne ce huis clos jusqu’à une conclusion surprenante. Et c’est la prouesse des comédiens, la force du texte, l’adéquation de la mise en scène qui nous confortent malgré tout dans l’inconfort d’un questionnement universel sur la légitimité de l’amour entre deux êtres.


Delphine Michelangeli, in www.journalzibeline.fr
Jérôme de Falloise et Sarah Lefèvre, qui signent également la mise en scène avec Raven Ruëll, sont éblouissants de vérité, sur le fil du rasoir […] Un théâtre du réel conduit comme un thriller qui nous interroge sur la morale, l’interdit, la justice et l’amour.


Lisenn, in Alter1fo.com, le 18/04/2014
[...] Obscurité. Silence. Un public abasourdi qui a besoin de quelques secondes avant de commencer à applaudir…
Un spectacle vraiment poignant, dérangeant, qui pose des questions auxquelles il semble impossible de trouver une réponse. Des acteurs incroyablement sincères au jeu vibrant.


Lisenn, in Alter1fo.com, le 09/04/2014
Quand l'amour est transgression pouuraît être le sous-titre de cette pièce qui aborde une thématique plus que dérangeante. Le Collectif Impakt démontre avec virtuosité combien la scène belge est l'une des rares à l'heure actuelle à interroger nos plus profondes convictions et sonder des questions de société très sombres.
[...] Le texte de la pièce est diaboliquement ambigu et aborde la pédophilie sous un angle complexe. Les deux comédiens, Jérôme de Falloise et Sarah Lefèvre, interprètent de façon très convaincante cet ancien « couple » qui se retrouve. Leur interprétation subtile et à la limite constante de la rupture soulève de vraies questions : sur la naissance du sentiment amoureux entre un enfant et un adulte, sur le regard et le jugement des autres, sur le mensonge…
Une pièce assurément dérangeante et perturbante portée par une mise en scène sobre. Un spectacle coup de poignard à ne pas rater !


Le site BELA.be


Michel Voiturier, in Ruedutheatre.eu, le 26/11/2013
Blackbird Quinze ans après

[...] Sarah Lefèvre et Jérôme de Falloise interprètent ces dialogues drus, incisifs avec la retenue nécessaire pour ne pas virer vers le pathétique fallacieux, ni sombrer dans le sordide. Leur présence permanente suscite le désir de savoir, de comprendre et non de fustiger ou de s’apitoyer. Un vrai travail de comédiens qui donne musique à un texte et chair à deux êtres blessés. Tandis que la musique de Wim Lots, jouée en direct, souligne les climats de la pièce, crée des réactions plus viscérales et des respirations entre les mots.


F.L. in L'Avenir.net, le 27/08/2013
A Mouscron : Blackbird, à tire-d’aile
[...] En épinglant l’une des dérives les plus cruelles de la nature humaine, le Collectif Impakt aborde l’indicible. Sa démarche interroge le spectateur avec une acuité qui perfore toute carapace. La loi a tranché, les êtres sont restés là, sur les rives d’un fleuve glauque qui court sans se retourner.


Camille de Marcilly, in La Libre Belgique, 07/03/2014
[...] Interroger l'interdit sur scène
[...] Si le jeu de Sarah Lefèvre est parfois convenu, celui de Jérôme de Falloise fait froid dans le dos. Terriblement crédible, il incarne ce personnage ambigu avec sensibilité et violence contenue en parvenant à semer le trouble vis-à-vis d'un jugement manichéen. [...] Dans "Blackbird", les éclats de colère, le désespoir et les confessions sont intensifiées par une mise en scène sobre. Sur un plateau nu, seules des portes métalliques mobiles - avec un bruit de grincement... - matérialisent le lieu de travail indéfini. Les lumières mais surtout le son créé par Wim Lots donnent du relief à ce spectacle perturbant et complexe qui interroge l'interdit.


Bernard Roisin, in L'Echo, le 03/03/2014
Sombres retrouvailles
[...] Une ambiguïté distillée de façon hypnotique par les deux interprètes de cette pièce à suspens malgré sa grande simplicité d'effets. Sarah Lefèvre campe une Una pugnace qui quinze années durant a porté la souillure et la faute, retrouve enfin la trace de son aîné, et vient autant le provoquer que lui demander les comptes.
Quant à Jérôme de Falloise, il est extraordinaire de culpabilité rentée, et de duplicité luisante dans ce "Blackbird" où l'on en vient parfois à se demander qui est l'oiseau et qui est la proie.


Muriel Hublet, in Plaisir d'offrir, le 03/03/2014
[...] Ambiance sobre (amplifiée par la bande sonore live de Wim Lots), malaise palpable, tragique folie, Blackbird est un immense et bouleversant moment de théâtre.
Il nous plonge dans une humanité rarement évoquée, que l'on pourrait juger macabre ou odieuse, mais qui résonnera encore longtemps en nous et fera vaciller notre normalité bien-pensante à l'éclairage de cette vérité poignante.

 

Revoir l'émission "50 degrés Nord" sur ARTE,  le 17/04/2013


Article de Sylvie Grégoire sur le site Culture, le magazine culturel de l'Ulg.